FOIRE AUX QUESTIONS
MIS A JOUR LE 17 OCTOBRE 2018

Qu'est ce qui t'as poussée à écrire?

J’ai toujours adoré écrire, que ce soit des fanfics ou des lettres pour des correspondants (avant l’arrivée des ordinateurs et d’Internet, aux alentours du Crétacé supérieur). Dans les années 90, j’ai commis plusieurs fanfics pour mon propre plaisir et ça a été un bon entraînement pour la suite. D’ailleurs j’ai posé les bases de "Planète Mirapole" à cette époque, par le biais d'une fanfic (Féliane était une ESPar et un agent de police). Puis j’ai arrêté, par manque de temps et de motivation. Je me suis occupée de dessin et de fanzinat, grâce auxquels j’ai fait la connaissance de nombreux artistes. L’une de ces amies écrivait des fanfics. Quand je suis arrivée sur Deviantart en 2008, j’ai découvert ML. Versini et son roman "Le Vol de l’Aigle". J’ai été impressionnée par son univers, son talent, sa maîtrise. Ces exemples m’ont motivée pour me lancer à mon tour. Et c’est à l’occasion d’une grosse déception professionnelle que j’ai décidé de me changer les idées : j’ai tapé mes premiers mots et bâti ma première histoire en me basant sur mon couple de personnages fétiches créés presque 30 ans plus tôt (Féliane et Shiloh).
Pourquoi avoir choisi l'auto-édition? As-tu déjà tenté la soumission à des maisons d'édition?

Quand j'ai commencé à écrire mon premier roman « Planète Mirapole », j'avais dans l'idée d'auto-publier en privé seulement, pour quelques proches et moi-même. Par la suite, j'ai voulu tenter ma chance avec des éditeurs et j'ai fait quelques recherches. Lorsqu'un éditeur m'a demandé plus de 4000 euros pour publier mon livre, j'ai alors découvert qu'il existait l'édition à compte d'auteur et celle à compte d'éditeur. Je n'ai bien évidemment pas donné suite à cette arnaque. J'ai envoyé mon manuscrit à un autre éditeur, un vrai, qui m'a promis une réponse sous 6 mois... réponse qui n'est jamais venue. Suite à ce double échec et aux expériences de connaissances ayant eu affaire à des éditeurs peu motivés pour les promouvoir, j'ai décidé de m'en tenir uniquement à l'auto-édition. Ainsi, je reste maîtresse de mes histoires, de mes couvertures et de mon univers en général.
D'où te vient l'inspiration/qu'est-ce qui t'inspire pour créer tes persos? Y'a un perso en particulier qui t'a donné du mal, pour une raison ou autre?

Ce qui m'inspire pour créer mes personnages, ce sont essentiellement mes rêves éveillés, mes idéaux, ce que j'aimerais vivre si j'étais plus jeune et plus courageuse. Je suis également influencée par mes lectures passées, les films que j'ai aimés, le Journal de 20H. Le personnage qui m'a donné le plus de mal, c'est Shellé Shen-Sha, héroïne de « Planète Phaenide » : d'une part, elle n'est pas une ESPar (ESPar = être humain doué du pouvoir de télékinésie), ce qui la rend très vulnérable, d'autre part, elle est constamment entourée d'ESPars. J'ai eu beaucoup de mal à la faire exister et à la mettre en valeur. Bien que le défi de faire vivre Shellé fut très intéressant, je ne pense pas créer à nouveau une héroïne sans pouvoir. Djaiana (« Planète Kelsetter ») était elle aussi une Ordinaire (= dépourvue de pouvoir télékinésique), mais le contexte de l'histoire a fait que c'était moins gênant… Ceci dit, il ne faut jurer de rien !
Pourquoi écris-tu?

Pour rêver, me dépayser, voyager par l’esprit, créer, bâtir des mondes imaginaires où j’aimerais vivre (ou pas), inventer des histoires et des personnages qui me transportent. J’écris pour me défouler, combattre la routine et la grisaille du quotidien, même si je ne suis pas malheureuse. A présent, j’écris aussi pour que mes lecteurs et lectrices partagent toutes ces émotions.
As-tu déjà pensé à reprendre un personnage déjà créé, ayant un rôle mineur dans un de tes romans, pour en faire un personnage principal, ou bien à prendre le ou la descendante d'un des couples comme nouveau héros/héroïne?

Oui, j’y ai déjà pensé car j’ai voulu raconter l’histoire d’Axelle et celle d’Andreanne, deux ESPars A (totalement opposées) de "Planète Mirapole". En fin de compte, j’y ai renoncé, je préfère m’en tenir au développement de ma saga. Prendre les descendants d’un de mes couples de héros, non, ça ne m’intéresse pas car ça me ferait faire un trop gros bond en terme d’années. Je préfère plutôt créer des nouveaux personnages.
Combien de temps mets-tu (en moyenne) pour écrire un tome? Et quel a été le plus long à écrire? Et le plus rapide?

Je mets 3 à 4 mois pour sortir le premier jet d'un livre (je ne me lance dans l'écriture que lorsque mon plan est suffisamment défini pour avancer avec précision). Le plus long à écrire a été le premier, « Planète Mirapole », car je manquais alors d'entrainement. « Planète Phaenide » (le cinquième opus de la saga) a été assez long car il m'a donné beaucoup de mal, j'ai fait de nombreuses pauses pour réfléchir. Depuis Mirapole, j'ai gagné en vitesse ^^ Le plus rapide a été « Planète Andayll » car c'est le plus court et il n'a pas été difficile, il était assez clair dans ma tête dès le départ bien que j'aie pas mal changé d'avis en cours de route.
Combien de temps mets-tu (en moyenne) pour écrire un tome? Quel a été le plus long à écrire? Et le plus rapide?

Je mets 3 à 4 mois pour sortir le premier jet d'un livre (je ne me lance dans l'écriture que lorsque mon plan est suffisamment défini pour avancer avec précision). Le plus long à écrire a été le premier, « Planète Mirapole », car je manquais alors d'entrainement. « Planète Phaenide » (le cinquième opus de la saga) a été assez long car il m'a donné beaucoup de mal, j'ai fait de nombreuses pauses pour réfléchir. Depuis Mirapole, j'ai gagné en vitesse ^^ Le plus rapide a été « Planète Andayll » car c'est le plus court et il n'a pas été difficile, il était assez clair dans ma tête dès le départ bien que j'aie pas mal changé d'avis en cours de route.
Est-ce que tu écoutes de la musique quand tu écris? Si oui, tu as un genre/des chansons de prédilection?

La plupart du temps, j'écris en musique, sauf quand j'ai vraiment besoin de me concentrer (sur la trame de mon histoire en cours par exemple). Je ne programme que des musiques, pas de chansons dont les paroles perturberaient ma réflexion. Ce sont en général des musiques de jeux video, de dessins animés japonais et de films. J'ai une playlist Zen faite pour ça.
Tu écris tous les tomes de tes séries d'affilée avant de changer de série ou tu les entrecroises?

Je ne passe pas à un nouveau projet tant que je n’ai pas bouclé celui en cours. Jusqu’ici, je ne suis jamais revenue sur une série passée. Bon, juste une fois, j’ai écrit un one shot (15 avenue Yanka Koupala) au milieu d’une série parce que je "collaborais" avec une amie qui a dessiné la couverture.
Quelles sont tes sources d'inspiration?

Mes toutes premières sources d'inspiration ont été les vieux films de S.F. hollywoodiens qui ont enchanté mon enfance : "Le jour où la Terre s'arrêta", "Le jour où la Terre s'entrouvrira", "La guerre des mondes" pour citer ceux qui m'ont le plus marquée. A l'adolescence, j'ai découvert "Star Wars", "Carrie" et "Scanners" qui ont fait naître en moi une véritable fascination pour les pouvoirs psychiques, en particulier la télékinésie. Parallèlement, j'ai vu un dessin animé japonais intitulé "Luck l'intrépide" où des gens possédant des pouvoirs paranormaux étaient appelés les Espers (ESP pour Extra Sensoriel Person). Ainsi sont nés les ESPars de mes livres, personnes douées du pouvoir de télékinésie. Par ailleurs, j'ai toujours été très attirée par les films et histoires romantiques, j'ai lu beaucoup de romances entre mes 18 et 30 ans. Puis je me suis tournée vers les romans policiers, tout en conservant cette attirance pour les histoires sentimentales.
Comment travailles-tu tes romans: as-tu un plan détaillé avant d'écrire ou vas-tu au pif? As-tu un planning? Bref, ton organisation.

Lorsque je commence à réfléchir à une histoire, ma première étape est de créer les personnages principaux : nom, âge, taille, physique, caractéristiques. Cela m'aide à mieux les visualiser. J'ai un tableau Word au début de mon document qui regroupe ainsi tous les personnages de l'histoire. Puis je jette des idées et, petit à petit, je les développe, les organise, les trie, les structure. J'essaie de bâtir toute la trame du livre en détaillant particulièrement la première partie. A ce stade, je me lance dans l'écriture. Quand j'approche de la partie suivante, je m'offre une pause dans la rédaction pour la détailler. Je trouve essentiel de construire un squelette solide avant de se lancer dans l'écriture, sinon on a vite fait de se perdre. A noter que je travaille tout dans le même document : descriptif des personnages, plan de l'histoire et rédaction. Et je dispose d'un classeur regroupant les descriptions des personnages de tous mes livres ainsi que les événements majeurs chapitre par chapitre. J'ai aussi un document Excel où je note toutes les informations importantes comme le temps de voyage entre deux planètes, l'âge des personnages majeurs dans chaque livre, le nombre de soleils et de lunes pour chaque planète, etc.
Tu écris directement tes premiers jets sur ordinateur? Idem les réécritures et corrections? Tu ne passes jamais sur papier avant de recevoir ton proof?

Oui, j’écris tout sur ordinateur, absolument tout, dans le même fichier. Je m’y retrouve mieux ainsi et surtout c’est très facile de modifier, d’organiser, etc. Idem les corrections. Je n’imprime jamais rien. J'effectue ma première relecture (voire ma deuxième) sur mon fichier de base, et la dernière sur le fichier tel qu’il sera dans le livre. Je trouve bien plus pratique de corriger directement sur PC que de réécrire sur le papier. Il faut dire aussi que je suis secrétaire de formation, j'ai donc l'habitude de travailler sur l'ordinateur en très grande majorité.
Quand une idée te vient en cours de route pour une autre histoire, tu écris le premier jet du tome imprévu pour retrouver plus tard le planning ou tu suis ce qui est prévu et traiteras l'histoire en temps voulu, voire jamais?

Je voulais écrire l’histoire d’Avavilka en 2015/2016, mais je ne me sentais pas prête en dépit de toutes les idées accumulées. Alors les 5 livres de la saga Résurrection sont venus s’immiscer. A la fin, j’étais tout à fait préparée pour mettre en scène ma chère Avavilka. En conclusion, je préfère noter toutes mes idées et attendre le bon moment pour les exploiter. Le bon côté, c'est que ça les laisse mûrir.